12 mars 2010

Solar s'associe à la Climate Week!

n357221899150_6213.jpgDu 22 au 27 mars 2010, la Fondation Goodplanet, la Fondation Nicolas Hulot, le Réseau Action Climat et le WWF organisent la première édition de la climateweek.

La Climate Week, parainée par Jean Jouzel, c'est une semaine et 5 débats sur le climat que vous pourrez suivre en live sur internet! Pour chaque thématique, deux intervenants exposeront un point de vue contradictoire et répondront en direct aux questions d’une dizaine de bloggeurs et de journalistes spécialisés dans les questions environnementales. Les débats se tiendront à la Cantine, un des lieux emblématiques de la culture web, et seront retransmis en vidéolive sur earthhour.fr et planète-attitude.fr entre autres. Pendant le débat, les Internautes pourront participer en posant directement leurs questions aux participants.

Solar Generation France, membre du Réseau Action Climat, s'associe a cette initiative.

Le programme des débats, tous les soirs à partir de 19h:

22/03 : La région est-elle la solution au post-Kyoto ?
23/03 : La biodiversité : notre assurance-vie face au changement climatique ?
24/03 : Robin des Bois va-t-il sauver le climat ? La taxe pour les transactions financières est-elle la solution pour la solidarité Nord/Sud ?
25/03 : Gouvernance démocratique, débat public et climat : comment la société civile peut-elle s’engager ?
26/03 : Le changement climatique est-il une arnaque ? Quand les sceptiques échauffent le débat scientifique.


Le groupe Facebook

Suivre les débats en direct


 

30 avril 2009

Impacts

S’il n’est pas freiné, le réchauffement de la planète aura des impacts irréversibles sur les écosystèmes et les communautés humaines. Selon les scientifiques du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat(1) de l’ONU, on peut redouter :

La recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes :
L’étude parue dans la revue Nature(2) sur la canicule européenne de l’été 2003 a conclu qu’elle portait la marque du réchauffement climatique global créé par l’Homme.

Evolution de la température moyenne en été en France de 1860 à 2100

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A mesure que le climat se réchauffe, canicules, sécheresses, inondations et tempêtes devraient augmenter en intensité et en fréquence(3).


Outre leur coût humain dramatique (déplacements forcés de populations, épidémies…), ces phénomènes impliquent des pertes agricoles et économiques importantes, notamment pour les pays du Sud.

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Les changements climatiques ont un impact sur l’élévation du niveau des mers et pourraient pousser à l’exode jusqu’à 150 millions de personnes d’ici à 2050.

L’élévation du niveau des mers :
Le niveau des mers s’est déjà élevé de 12 cm en moyenne depuis 1880. 5 cm de cette augmentation sont dus à la dilatation thermique des océans ; les autres 7 cm sont directement dus à la fonte des glaciers de montagne et arctiques.
La moitié de la population mondiale vit sur les littoraux. Selon le GIEC, le niveau des mers pourrait augmenter de 14 à 80 cm en moyenne d’ici la fin du siècle, entraînant la perte de terres cultivables. Les impacts des changements climatiques pourraient pousser à l’exode jusqu’à 150 millions de personnes d’ici à 2050(4).
Plus d'info: Alofu Tuvalu: http://www.alofatuvalu.tv/

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La Mer de Glace à Chamonix, en 1916 (haut) et en 2001 (bas).

La fonte des glaciers arctiques et de montagne :
Les glaciologues évaluent à 20% la perte probable d’épaisseur de la banquise du pôle Nord entre 1950 et 2010; et à 50% en 2050(5). Une étude de chercheurs de l’Université de Bristol(6) prévoit d’ici à la fin du siècle, la disparition totale de la banquise en Arctique pendant les mois d’été , menace confirmée en décembre 2004, par le Rapport d’Evaluation des Impacts sur le Climat Arctique(7), commandité par le Conseil de l’Arctique. Ce rapport confirme le réchauffement 2 à 4 fois plus rapide des régions arctiques par rapport au reste du monde. C’est tout l’écosystème du Pôle Nord qui est menacé et en particulier les ours polaires. Les communautés inuites doivent dès à présent faire face au grignotage des côtes dû à la montée des eaux et à la fonte du permafrost et certaines doivent déjà déplacer leurs villages.

Les glaciers de montagne constituent un indicateur clé des impacts précoces du réchauffement global. En Europe, entre 1850 et 1980, les glaciers alpins ont perdu un tiers de leur surface et la moitié de leur masse(8). Depuis 1980, encore 20 à 30 % de la glace restante a disparu, l'été caniculaire de 2003 comptant pour 10 % des pertes à lui seul. Les prévisions sont alarmantes : si la tendance au réchauffement se poursuit, 95 % des glaciers alpins et la totalité des glaciers pyrénéens pourraient disparaître au cours des cent prochaines années.

L’expansion des maladies :
Le climat devenant plus propice au développement des insectes, les maladies « à vecteur » (paludisme, dengue, fièvre jaune) trouveront de nouveaux terrains d’expansion dans des zones jusqu’alors préservées. Selon le CNRS, dans 50 ans, 60% de la population mondiale pourrait vivre dans des zones affectées par le paludisme(9).

150 000 morts par an dus aux changements climatiques !
C’est ce qu’affirme l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), dans un rapport rédigé par Jonathan Patz (Université du Wisconsin). L’OMS estime que c’est le tribu payé par les populations soumises au développement de maladies tropicales, comme le paludisme. Ce chiffre pourrait doubler d’ici 2030.

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L’extinction de masse d’espèces :
L’évolution des espèces est un processus lent. De nombreux animaux et végétaux pourraient disparaître faute de temps pour s’adapter ou migrer face au changement trop rapide des conditions climatiques.
Une étude parue en janvier 2004 dans la revue scientifique Nature affirme qu’au rythme actuel, le changement climatique pourrait provoquer la disparition de plus d'un million d'espèces d'ici 2050 : entre 15 et 37 % des espèces terrestres de la planète seraient ainsi menacées d'extinction. Les études scientifiques ont établi que des centaines d’espèces sont déjà en train de réagir aux changements climatiques : ces animaux et ces plantes modifient leur localisation, leurs comportements et leurs rythmes biologiques.
Plus d'infos sur l'ours polaire sur le site de Greenpeace Etats-Unis: http://www.greenpeace.org/usa/news/global-warming-it-s-th...

60.000 grues cendrées ont hiverné en France en 2000-2001,
ce qui n’avait jamais été observé auparavant. Des espèces migratrices hivernant en Afrique du Nord restent désormais en Europe : sternes, hirondelles, milans noirs… Depuis quelques décennies, certaines populations d’oiseaux d’Europe Centrale ne migrent plus vers le Sud, mais vers le Nord-Ouest, pour passer l’hiver en Grande-Bretagne ou en France !


Notes:
1. Le GIEC a été crée en 1988 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’Organisation Météorologique Mondiale. Il rassemble plus de 2500 experts pluridisciplinaires issus de tous les pays représentés à l’ONU. Les conclusions de ses rapports (1990, 1995, 2001) font l’objet d’un consensus mondial.
2. Human Contribution to the European Heatwave of 2003, Peter A. Stott, D. A. Stone & M. R. Allen, Nature, Vol 432, 2 déc 2004.
3. Météo France estime que dans les décennies à venir, les canicules seront 5 fois plus fréquentes en France, les précipitations en hausse de 15 à 20% en hiver surtout dans les Cévennes, le sud du Massif central et le sud des Alpes.
4. D’après le rapport de la New Economics Foundation, Environmental Refugees: The Case for Recognition, Sept 2003
5. Simulation réalisée par les climatologues américains du National Océanic and Atmospheric Administration (NOAA).
6. Mass Balance of the Cryosphere, dirigé par les Docteurs Jonathan Bamber et Anthony Payne, de l’Université de Bristol Cambridge University Press, Janvier 2004
7. ACIA , 2004
8. D’après le rapport Impacts of Europe’s changing climate de l’Agence Européenne de l’Environnement, 2004.
9. D’après le groupe de recherche “climat et santé” du CNRS.

31 mars 2009

KYOTO est entré en vigueur mais tout reste à faire !

usine-kyoto.jpgLe Protocole de Kyoto est un traité international de lutte contre les changements climatiques proposant un calendrier de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES). Il a été négocié à Kyoto, au Japon, en 1997.

Ce protocole doit permettre la mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, adoptée par tous les Etats lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. Il fixe aux 38 pays industrialisés des objectifs chiffrés de réduction des GES. Au total, d’ici à 2012, Kyoto devrait permettre une réduction de 5,2% de leurs émissions de GES, par rapport aux niveaux de 1990.
Le Protocole est aujourd’hui ratifié par 164 Etats sur 193, les grands absents étant les Etats-Unis, pourtant premiers pollueurs mondiaux.  
Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005. A présent, Il a force de loi.

Du 28 novembre au 9 décembre 2005 s’est tenue à Montréal la première rencontre des parties au protocole de Kyoto (COP/MOP1). 
Après deux semaines d’âpres négociations et malgré les tentatives de sabordage de l’administration Bush, cette rencontre a été un succès et le protocole de Kyoto a franchi une étape historique : les négociateurs ont adopté les règles d’utilisation des mécanismes de flexibilité et lancé les négociations sur le post-2012, deuxième période d’engagement du protocole

Si Kyoto est un premier pas décisif dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique, il ne suffit pas. D’après les scientifiques, il faut réduire de 80% les émissions des pays industrialisés d’ici 2050.  Le défi est de taille, il faut donc s’y mettre tout de suite.