03 avril 2009

Une campagne internationale

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Initiée par Greenpeace en 2003 en Allemagne et en Suisse comme un nouveau volet de sa campagne Climat, la campagne Solar Generation a rapidement provoqué un engouement général et s’est étendue en 2004 à la France, les Etats-Unis, les Philippines, la Chine, l’Inde…

Elle est maintenant présente dans 13 pays dans le monde entier, et en 2006 de nouveaux groupes vont rentrer dans l’aventure !

La campagne Solar Generation est déclinée de façons différentes selon les pays, fortement axée sur la sensibilisation ou au contraire orientée sur la pratique (comme en Suisse où des jeunes de 12 à 24 ans installent directement des panneaux solaires…), à destination des lycéens ou des étudiants…

Quelques succès…


En Suisse, en août 2005, le 111ème camp solaire a eu lieu à Brienz/Vazerol !
Encadrés par des professionnels, une vingtaine de jeunes de nationalités différentes - suisses, allemands,  2 français mais aussi une  participante venue des philippines ! - se sont retrouvés pendant une semaine à Vazerol, dans le canton des Grisons, pour installer 300 m2 de panneaux photovoltaïques (42kWc) sur le toit d’une ferme et construire 16 collecteurs solaires thermiques pour la distribution d’eau chaude sanitaire. Tout ça dans une ambiance conviviale et solaire bien sûr : cuisine solaire pour la préparation des repas, chauffage solaire de l’eau des douches et soirées autour de feux de camp !
L’installation  a été inaugurée en présence de nombreux habitants des communautés voisines, du préfet local et du directeur de GP Schweiz,  et les premiers kilowatts de courant « solaire » ont été réinjectés dans le réseau local.

En Australie, grâce à la mobilisation collective des étudiants, le Président de l’Université de Monash a officiellement pris l’engagement de changer la politique énergétique du campus:
- réduction de 20% de la consommation énergétique sur le campus ;
- mise en place d’un « fond pour une énergie propre » : le budget dégagé par la réduction de la consommation énergétique, en plus de l’argent provenant de dons et de sponsors, sera placé dans ce fond, soit environ 500 000 à 1 million de dollars par an, qui sera investi dans l’installation d’énergies renouvelables ;
- installation d’énergies renouvelables sur le campus l’année prochaine.
Après la victoire à Monash, les Universités de Sydney et de Newcastle sont maintenant engagées dans le même processus et les étudiants espèrent obtenir des résultats concrets dès l’année prochaine !

02 avril 2009

Première étape : Solar Generation 2004

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En 2004, 59 associations étudiantes ont commencé à se mobiliser dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers la campagne Solar Generation. Elles ont organisé sur leur campus de nombreux événements pour informer et sensibiliser l’ensemble des étudiants aux changements climatiques, leurs impacts, et les solutions à apporter.

Expositions, débats, conférences, tenue de stands, affichage...etc ont animé les campus de 29 villes universitaires.

La campagne a démarré sur les chapeaux de roue:
Elle a trouvé un écho auprès de 200 000 étudiants, soit près de 10 % des étudiants français!

Deux temps forts ont rythmé cette première phase :

Le “Solar Bar” est parti en tournée dans les facs entre le 27 avril et le 7 mai 2004. Equipé de ses panneaux solaires et configuré comme un bar classique, ce bar mobile, fier de son indépendance énergétique, a créé l’événement sur 6 campus. Dans une ambiance conviviale, les étudiants ont pu trouver des réponses à leurs questions (en particulier aux plus basiques qu’ils n’osent pas forcément poser dans des contextes plus formels) et voir directement un application concrète de l’énergie solaire (pour beaucoup, c’était tout simplement la première fois qu’ils voyaient des panneaux solaires).

Plus institutionnel, l’envoi d’une délégation d’étudiants français à la première Conférence intergouvernementale sur les énergies renouvelables à Bonn du 1er au 4 juin 2004 a montré directement aux responsables politiques combien les problématiques énergétiques et environementales préoccupent les jeunes.
Pendant ces 4 jours, 80 jeunes de 18 à 24 ans venant de 11 pays ont uni leurs forces pour peser sur cette conférence et rappeler les véritables enjeux de la négociation : amorcer une nouvelle ère énergétique dont les énergies renouvelables sont les piliers.  

La délégation d’étudiants français a été l’une des rares à rencontrer “son” Ministre de l’Environnement pour le questionner et l’encourager.

01 avril 2009

Deuxième étape : Solar Generation 2005-2007

20050913_expeglacier_banner.jpgObjectif de cette deuxième phase : passer à l’action !

L’Opération Campus Vert, va maintenant permettre aux associations étudiantes déjà impliquées dans la campagne d’aller plus loin pour passer à l’action dans leurs établissements, tout en maintenant un haut niveau de sensibilisation et d’information sur les campus.

Les étudiants se mobilisent à travers deux axes d’action sur leurs campus :
- Réduire la facture énergétique du campus
- Promouvoir l’installation d’énergies renouvelables et/ou opter pour un fournisseur d’électricité verte.

10 Campus-pilotes ont été sélectionnés en décembre 2005 pour devenir les leaders de la campagne et servir d’exemple à tous les campus français.

Par ailleurs, les associations étudiantes motivées peuvent rejoindre ce mouvement et participer elles aussi à l’Opération Campus Vert en passant à l’action sur leurs campus, pour faire de leurs campus les futurs Campus Verts ! (Voir rubrique Campus-copilotes)
Elles permettront de mettre en place un vrai réseau d’étudiants engagés s’échangeant des informations et attirant toujours plus de nouvelles associations dans le mouvement sur les campus qui chaque jour se joignent plus nombreux à la “génération solaire”.

En 2005, 2 événements d’envergure :


- Du 6 au 13 octobre : 5 étudiants de la campagne Solar Generation ont participé à une expédition de 3 jours sur un des plus grands glaciers français, la Mer de Glace, à Chamonix pour témoigner de la fonte des glaciers alpins, un des impacts les plus visibles du réchauffement climatique dans notre pays.
Accompagnés d’un guide de haute montagne, d’un glaciologue et d’un vidéaste, ils ont collecté des images montrant le recul du glacier ces dernières années et interrogé sur place des habitants de villages environnants, des anciens guides de montagne et des scientifiques qui ont apporté leurs différentes expériences du sujet pour mettre en image le message: “Faites vite, ça fond ! Sauvez le climat : agissez maintenant!
Cette expédition s’inscrit dans un projet international de Greenpeace : dans les différents pays relayant la campagne, les jeunes se sont rendu directement sur les lieux des impacts locaux pour les documenter (en Inde,la baisse des stocks de poissons et l'érosion du littoral à cause de la montée des eaux (côte de l'Orissa); en Australie, assèchement de la Murray River; en Allemagne les inondations dans le Sud...).
Les témoignages et images ainsi collectés ont été montés et projetés aux délégués des états présents à la conférence de Montréal (28 nov-9 déc), afin d’appuyer le message des étudiants Solar Generation présents à la négociation.

- Du 28 novembre au 9 décembre les délégués des états signataires de la Convention Cadre de l’ONU sur les Changements Climatiques se sont rencontrés à Montréal pour faire le point sur les avancées de la mise en œuvre de ses dispositions visant à empêcher les changements climatiques dangereux. Cette conférence est un rendez-vous annuel depuis la Conférence de Rio en 1992, et elle a fait particulièrement l’événement cette année car elle était doublée de la première réunion des états ayant ratifié le Protocole de Kyoto (entré en vigueur le 16 février dernier). Elle a été l’occasion de démarrer les négociations sur Kyoto 2 (l’après 2012).

2 étudiants ayant participé à l’expédition glaciers, Joël et Gaétan, ont eu la chance de se joindre à l’équipe de Greenpeace international pour prendre part à cette négociation : ils ont pu assister à certaines des sessions plénières, faire du lobbying dans le centre de conférence, participer aux activités organisées par Greenpeace et les autres ONG pour attirer les médias et faire pression sur les représentants des états pour qu’ils entendent enfin la voix des jeunes et s’engagent à prendre des mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques !

Malgré les tentatives de sabordage de l’administration Bush, cette négociation a été un succès et le protocole de Kyoto a franchit une étape historique!

31 mars 2009

KYOTO est entré en vigueur mais tout reste à faire !

usine-kyoto.jpgLe Protocole de Kyoto est un traité international de lutte contre les changements climatiques proposant un calendrier de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES). Il a été négocié à Kyoto, au Japon, en 1997.

Ce protocole doit permettre la mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, adoptée par tous les Etats lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. Il fixe aux 38 pays industrialisés des objectifs chiffrés de réduction des GES. Au total, d’ici à 2012, Kyoto devrait permettre une réduction de 5,2% de leurs émissions de GES, par rapport aux niveaux de 1990.
Le Protocole est aujourd’hui ratifié par 164 Etats sur 193, les grands absents étant les Etats-Unis, pourtant premiers pollueurs mondiaux.  
Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005. A présent, Il a force de loi.

Du 28 novembre au 9 décembre 2005 s’est tenue à Montréal la première rencontre des parties au protocole de Kyoto (COP/MOP1). 
Après deux semaines d’âpres négociations et malgré les tentatives de sabordage de l’administration Bush, cette rencontre a été un succès et le protocole de Kyoto a franchi une étape historique : les négociateurs ont adopté les règles d’utilisation des mécanismes de flexibilité et lancé les négociations sur le post-2012, deuxième période d’engagement du protocole

Si Kyoto est un premier pas décisif dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique, il ne suffit pas. D’après les scientifiques, il faut réduire de 80% les émissions des pays industrialisés d’ici 2050.  Le défi est de taille, il faut donc s’y mettre tout de suite.

25 mars 2008

Une journée de l'énergie prometteuse pour Grenoble !

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La journée de l'énergie a été un véritable succès pour l'université de Grenoble, qui enregistre deux événements d'importance : l'installation d'un programmateur à l'ENSHMG, et l'organisation d'un repas bio qui a rencontré un vif succès auprès des étudiants.

Le 25 mars, à l'occasion de la Journée de l'Energie lancée par Solar Generation France, un premier programmateur a été installé sur une photocopieuse de l'Ecole Nationale Supérieure d'Hydraulique et Mécanique de Grenoble (ENSHMG), par M. Olivier METAIS, directeur de l'établissement. La pose de ce premier appareil marque l'engagement de l'école en matière de réduction et de rationnalisation énergétique au sein de l'école.

Par la même occasion, un repas composé d'ingrédients bio et/ou locaux a été proposé aux étudiants en lieu et place de la Kfet habituelle de l'école. Ce repas a été un vif succès et a permis aux membres de l'association de rencontrer les étudiants afin de les sensibiliser aux problématiques de l'alimentation et de l'énergie.

Ce programmateur ne sera pas le dernier et nous sommes actuellement en contact avec les services patrimoine et reprographie afin de voir ce qu'il est possible de faire sur l'ensemble de l'école. Espérons que ce projet s'étendra bientôt à l'ensemble des université du campus !

08 janvier 2008

Euromed Marseille : installation des panneaux solaires validée !

Les étudiants d'Euromed Marseille sont très heureux de vous annoncer que 3 ans de travail viennent de porter leurs fruits. Ils peuvent enfin célébrer l'aboutissement d'un travail de très longue haleine !

Que ce soit sur les énergies renouvelables, la sobriété ou l'efficacité énergétique les nouvelles sont très bonnes.

Sur l'ensemble du projet de panneaux photovoltaïques de 300 m² pour 336 000 € de budget, 50% seront installés en 2008 et les 50% restants en 2009. Les prochaines échéances sont donc le lancement de l'appel d'offre, l'installation et l'inauguration!

En plus de ça, l'Ecole va consacrer cette année environ 70 000 euros à l'amélioration de l'efficacité énergétique.

Par ailleurs, l'Ecole avance tout doucement sur ses travaux de réhabilitation du Campus de Vaufrèges. Les systèmes de régulation automatique de l'intensité d'éclairage en fonction de la luminosité extérieure et la commande à distance des systèmes de chauffage et de climatisation seront installés durant l'année 2008.

Concernant l'aspect sobriété énergétique, ils avaient prévu d'organiser une opération "Just a Clic" par mois afin de sensibiliser les étudiants de manière plus fréquente. Toutefois, depuis une défaillance technique, les compteurs électriques ne permettaient plus de faire des relevés de la consommation sur une journée.

Un système électrique entièrement nouveau devrait être installé d'ici février et de nouvelles opérations de sensibilisation pouront alors être menées à partir de cette date.
D'ailleurs, il est à noter que cette nouvelle installation comprendra une entrée d'électricité pour alimenter les locaux de l'école, mais également une sortie pour remettre l'électricité des panneaux photovoltaïques sur le réseau d'EDF!

Une nouvelle idée a également germé: les opérations "Just A Clic" organisées chaque mois permettraient d'une part de réduire l'impact énergétique de l'Ecole, mais aussi de réaliser des économies financières sur la facture d'électricité.
C'est pourquoi il est aujourd'hui envisagé d'éventuellement racheter des droits d'émissions de CO2 d'un montant équivalent à l'argent économisé grâce à une association labellisée pour le faire. Cet argent pourrait servir entre autres à financer des programmes dans des pays en développement comme dans le sud asiatique afin de les aider à diminuer leur impact environnemental.


Enfin, le Bilan Carbone est terminé, et leur sera transmis prochainement aux étudiants pour qu'ils travaillent dessus. Ce qu'ils en retiennent pour le moment, c'est qu'après le travail effectué sur la gestion de l'énergie, il faudra s'atteler aux problèmes de transport...

07 décembre 2007

La nouvelle équipe d'Energie Citoyenne

L'association "Energie Citoyenne", créée en 2006 par des étudiants en Master Energie Solaire de l'Université de Perpignan a pour but: - De développer les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique - Et la sensibiliser les universitaires à l’écologie politique. (Nous ne sommes plus neutres! il faut agir…)

La consommation mondiale d’énergie augmente continuellement. Notre société puise dans les ressources naturelles (pétrole, gaz, charbon, bois…) de la planète, un patrimoine commun, sans tenir compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Enfin, notre économie, basée sur le cours du pétrole, sera bientôt amenée, suite à sa raréfaction, à connaître de grandes mutations. Face à celles-ci, il est urgent d'engager un débat sur notre futur, un changement de comportement, et d’agir concrètement.

Ils reprennent 2 axes d’actions à mener en parallèles pour Campus Vert :
1.    Sensibilisation (affichage « énergies », conférences, intervention dans les écoles…)
2.    Audit énergétique, solutions pour diminuer en même temps -la facture énergétique et les émissions de GAES- de la faculté.

 

Les nouveaux projets :

Faire signer une charte d’engagement par les étudiants, les professeurs et les représentants de la fac.

 

Installation de panneaux photovoltaïques sur la fac, si la charte passe

Ils gardent la même maxime :

Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin,

nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu'il a.

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29 novembre 2007

Des nouvelles d'Echo'Logik !

iep-bordeaux.jpgQuelques semaines après leur intégration au réseau Campus Verts, les étudiants de l'association Echo'Logik de l'IEP Bordeaux ont quelques nouvelles à nous donner.

Nous avons obtenu l'accord de l'administration pour le vote dans le budget de l'IEP d'une partie consacrée au financement d'un-pré audit et d'une étude de faisabilité pour la pose de panneaux solaires photovoltaïques !

Nous avons par ailleurs sélectionné dans une longue liste de devis le bureau d'études qui nous paraîssait le plus honnête et le plus compétent et sommes donc prêt à donner le feu vert.

Or, pour ne pas prendre de risque, nous avons tout de même besoin de l'accord de principe de l'ADEME pour financer le reste de l'étude, qui devrait intervenir avant les vacances de Noël.

Quant à la réduction de la consommation d'énergie, nous sommes en train de rédiger la nouvelle charte en collaboration avec les listes étudiantes élues auprès de l'administration. Les conseils que nous procureront le pré-audit permettront aussi d'atteindre une consommation d'énergie plus efficace et plus sobre.

09 août 2007

Inauguration des panneaux pour la rentrée 2007 !

Les premiers panneaux solaires photovoltaïques ont été achetés. L'inauguration de l'installation est prévue pour la rentrée 2007, en présence du conseil régional et de la mairie, dont le soutien dépasse largement leur contribution financière. De plus, les étudiants en accord avec le directeur du bâtiment ont décidé eve-espace-vie-etudiant-gre.jpgd'aller encore plus loin dans leur projet en revendant l'électricité produite par les panneaux à Enercoop, fournisseur d'électricité verte : cela fera ainsi de EVE (Espace Vie Etudiante) un bâtiment 100% électricité verte !

D’autres projets sont menés en parallèle : un four solaire permanent est en train d'être construit par les étudiants devant le bâtiment. Il sera inauguré en même temps que les panneaux photovoltaïques.

Cette inauguration sera l'occasion pour l'ensemble du réseau Solar Generation de communiquer sur les projets : en effet, des étudiants de tous les campus sont invités à présenter leur action.

24 avril 2007

Réunion concluante pour le nouveau bâtiment des élèves

Un nouveau bâtiment des élèves va être construit à l’école. Les étudiants d’ISF Provence se sont donc fixé un objectif précis : pousser l’administration à faire de cette maison des élèves un bâtiment autonome en électricité, par l’installation d’énergies renouvelables et une plus grande efficacité des bâtiments. charlotte-d-isf-provence.jpg

Lors de la dernière réunion avec l’interlocuteur de la ville de Marseille, les étudiants d’ISF Provence ont réussi à influencer l’appel d’offre de la ville !

En effet, ISF Provence est invitée aux réunions avec l’ingénieur projet dépêchée par la ville de Marseille (responsable de la maîtrise d’œuvre). L’association bénéficie du soutien d’un de leur professeur pour mener à bien cette démarche. Les étudiants ont ainsi bien expliqué que leur objectif était de faire le maximum en matière d’environnement et qu’il était complètement réaliste d’envisager un bâtiment autonome en énergie. Ils ont également exprimé leur désir de suivre une démarche HQE pour intégrer leurs objectifs à la nouvelle construction.

Les réactions ont été vives ! Cependant, les trois principaux contre-arguments, à savoir le surcoût, le fait que les technologies soient compliquées et le formalisme HQE « très lourd et restrictif » ont été démontés :
-surcoût 10%, largement rentabilisé en terme de coût global. En plus, il est préférable d’avoir un surcoût au début étant donné le gel des subventions long terme
-HQE n’est pas une question de technologie, mais une réflexion global sur les impacts environnementaux.
-le formalisme permet d'éviter les écueils dans lesquels sont tombés beaucoup de projets voulant faire de l' « environnemental » sans avoir la trame de réflexion HQE.

Lors de la dernière réunion, Charlotte et Florence (grâce à l’aide précieuse du professeur présent) ont donc réussi à influencer l’appel d’offre de la ville pour demander un programmiste avec des compétences HQE pour toute la démarche de conception du bâtiment. Le tir a été rectifié quelques jours après l’envoi de l’appel d’offre ! C’est donc un grand succès, d’autant plus que le secrétaire général de l’école se montre plus impliqué. L’objectif, à savoir l’indépendance énergétique du bâtiment, est en bonne voie.

D’autre part, les étudiants ont demandé un droit de regard du comité de pilotage, structure qui réunit tous les acteurs de l’école, pour émettre un avis sur les CV des candidats : ils sont encore en attente de la réponse.

Au final, ISF Provence, qui fait partie du comité de pilotage interne à l’école, continue à se battre pour obtenir un audit énergétique, sans lequel il est impossible d’installer des minuteurs. L’administration a donné son accord de principe mais ils ne prennent pas la décision finale. Tout dépend également du nouveau directeur dont le poste reste à officialiser.